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Septembre 2005 : un colloque
pour l'étude et le débat

La question de " l'esthétique " en anthropologie est épineuse (Clifford, Geertz, Godelier, Laplantine, Maquet, Amselle). Elle l'est encore plus lorsque les objets d'étude sont des êtres de chair, dépositaires de connaissances, de savoir-faire qui ne relèvent pas nécessairement du discours. Il existe de par le monde des formes et des pratiques spectaculaires plus ou moins codifiées repérées par un nom : opéra, tragédie, kathakali, Jingju, kabuki, ballet, karagöz...et mille autres. Inscrites dans la mémoire charnelle et symbolique des individus, des communautés et des sociétés, elles constituent des entités fragiles ayant souvent valeur de patrimoine ou de " tradition ", non sans distorsions et malentendus. Par ailleurs, la tentation est grande de figer dans le registre identitaire la dynamique complexe de la création.

Le colloque se propose d'examiner plus particulièrement ces perspectives souvent opposées : ce qui relèverait de la " tradition " - et ses ambiguïtés -, ce qui serait le propre de la " création " - et ses illusions.

Si l'ethnoscénologie a provoqué un tel intérêt de la part des nouvelles générations de chercheurs, c'est que, loin d'apparaître comme une doxa , elle offre un ouverture épistémologique.

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